J’avais évoqué dans un article ces films où on assiste à une « guerriérisation » des personnages féminins. Si on parlait maintenant de son complémentaire – à savoir, « l’homme-objet » ?
C’est quelque chose d’encore assez peu répandu que j’ai particulièrement constaté dans les films de super-héros récemment sortis en salles. Penchons-nous donc sur le cas de Thor, que j’ai trouvé absolument caractéristique.
Les gros films d’action ont toujours été, dans ma tête, l’occasion pour les réalisateurs de nous sortir des héros sans peur et sans reproches accompagnés d’une (de) femme(s) « potiche(s) ». C’est-à-dire : très belle, et toujours (à l’occasion d’une scène ou deux) suffisamment peu vêtue pour laisser au spectateur le loisir de détailler la bête. Je ne dis pas forcément ça sur un ton critique : quelque part, le cinéma, ça vend du rêve et donc de l’objectisation, je n’ai rien contre, mon reproche ce serait plutôt le manque de réciprocité.
Or c’est à l’occasion de ma sortie cinéma d’aujourd’hui qu’exceptionnellement, j’ai eu l’impression de regarder le film comme un gros macho de base. Comprendre : en matant allègrement de l’homme tout nu (ou presque) et de gros effets spéciaux.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le Nanar est un genre cinématographique qui se respecte parmi les initiés. Encore appelé série Z ou navet, l’enfant caché du 7e art se retrouve dans le monde entier et peut vous faire passer un bon moment à condition que vous sachiez mettre définitivement de côté votre premier degré.